Technologie · 21 juillet 2026 · 10 min · Corentin Griffon

Qu'est-ce qu'une microalgue ?

Chez Bioteos, nous purifions l'air intérieur grâce aux microalgues. Découvrez comment ces organismes vivants captent COV, particules fines et CO₂, sans filtre jetable.

Microalgues présentent dans les purificateur d'air Bioteos

Microalgues : comment ces organismes vivants purifient l'air intérieur

Nous passons aujourd'hui plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos, bureaux, logements, transports (Organisation mondiale de la santé). Or l'air que nous y respirons est loin d'être le plus sain : selon l'ADEME, l'air intérieur peut être 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur. Chez Bioteos, nous avons choisi d'y répondre autrement, en confiant la purification de l'air à des organismes vivants : les microalgues. Voici comment elles fonctionnent, et pourquoi nous en avons fait le cœur de notre technologie.

Qu'est-ce qu'une microalgue ?

Les microalgues sont des micro-organismes photosynthétiques, invisibles à l'œil nu, présents naturellement dans les océans, les rivières et les sols depuis des milliards d'années. Comme les plantes, elles utilisent la lumière pour se développer : c'est la photosynthèse. Mais à la différence d'une plante en pot, elles sont microscopiques, se multiplient très vite et comptent parmi les organismes les plus efficaces du monde vivant pour absorber le dioxyde de carbone.

C'est précisément cette efficacité qui nous a convaincus, chez Bioteos, de les mettre au travail pour assainir l'air que nous respirons à l'intérieur.

Comment les microalgues purifient-elles l'air ?

Le principe que nous appliquons est simple à comprendre : nous faisons circuler l'air d'une pièce à travers une culture vivante de microalgues. En se nourrissant pour croître, ces dernières captent une partie des polluants présents dans l'air et rejettent de l'oxygène.

Le rôle de la photosynthèse

La photosynthèse est le moteur de tout le processus. Pour produire leur énergie, les microalgues absorbent le dioxyde de carbone (CO₂) et la lumière, puis libèrent de l'oxygène. En circulant dans la culture, l'air chargé en CO₂ ressort ainsi appauvri en CO₂ et enrichi en oxygène, un cycle continu, alimenté simplement par la lumière.

Quels polluants sont captés

Au-delà du CO₂, notre technologie agit sur les principaux polluants de l'air intérieur :

Les composés organiques volatils (COV) : ces substances chimiques, souvent invisibles et inodores, sont émises par les meubles neufs, les peintures, les colles, les produits d'entretien ou certains textiles (ADEME, OQAI). Elles s'accumulent dans les espaces clos et sont inhalées en continu. Les particules fines : issues notamment de l'air extérieur, de la combustion ou des activités humaines. Le dioxyde de carbone (CO₂) : son taux grimpe vite dans une pièce occupée et mal ventilée, avec des effets sur la concentration et le confort.

Lors d'une grande campagne de mesure menée dans 567 logements, l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) a confirmé que l'air intérieur était en moyenne 2 à 5 fois plus pollué que l'air extérieur, certains polluants pouvant y être jusqu'à 15 fois plus concentrés. C'est pourquoi nous avons conçu une solution qui agit en continu, là où l'on vit et où l'on travaille.

Microalgues ou filtre HEPA : quelle différence ?

La plupart des purificateurs d'air reposent sur des filtres mécaniques de type HEPA, qui retiennent les particules en les piégeant physiquement. C'est efficace sur les particules, mais cela implique de remplacer régulièrement des filtres, qui deviennent ensuite des déchets, et n'agit pas sur le CO₂.

Notre approche est différente : nous ne piégeons pas les polluants dans un filtre, nous les laissons être absorbés et transformés par un organisme vivant. Conséquence directe : pas de filtre jetable à racheter, pas de déchet généré, et une action qui inclut le CO₂. Les deux technologies ne s'opposent pas forcément, mais la purification biologique que nous avons développée apporte une dimension que la filtration mécanique seule ne couvre pas.

(Pour aller plus loin, découvrez notre article comparatif dédié : filtre HEPA ou purification par microalgues.)

Une solution durable

À l'heure où chaque entreprise est attendue sur son impact, nous avons fait de la durabilité une exigence de conception. La purification par microalgues coche plusieurs cases de la démarche environnementale :

Zéro filtre jetable, donc une réduction nette des déchets liés à l'entretien. Une ressource vivante et renouvelable, qui se régénère par la lumière. Un fonctionnement qui s'inscrit dans une logique d'innovation durable plutôt que de consommable à usage unique.

Cet aspect compte d'autant plus que la mauvaise qualité de l'air intérieur a aussi un coût collectif : il est estimé à environ 19 milliards d'euros par an en France (OQAI / ANSES).

Les microalgues au service de la qualité de l'air en entreprise

Dans un bureau ou un open-space, les enjeux se cumulent : densité d'occupation, mobilier et matériaux émetteurs de COV, ventilation parfois insuffisante, taux de CO₂ qui grimpe au fil de la journée. La qualité de l'air y devient un sujet de santé, de confort et de performance pour les équipes — et un sujet de responsabilité pour l'employeur.

C'est exactement pour cela que nous avons conçu OXYLON : un purificateur d'air à microalgues pensé pour les espaces de travail, qui capte les polluants intérieurs tout en mesurant la qualité de l'air en temps réel. Fabriqué dans nos ateliers à Tourcoing, sans filtre jetable, il associe l'efficacité d'une technologie vivante au pilotage par la donnée, pour transformer un enjeu invisible en résultat visible.

En résumé

Les microalgues ne sont pas une curiosité de laboratoire : ce sont des organismes vivants extrêmement efficaces pour capter le CO₂ et participer à l'assainissement de l'air, sans filtre jetable ni déchet. Dans un contexte où nous passons l'essentiel de notre temps en intérieur, c'est sur cette approche biologique que nous avons bâti notre réponse, concrète et durable, à un problème de santé publique encore trop négligé.

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Questions fréquentes

Les microalgues purifient-elles vraiment l'air ? Oui : par photosynthèse, elles absorbent le CO₂ et contribuent, avec le système qui les héberge, à capter d'autres polluants intérieurs comme les COV et les particules fines, tout en rejetant de l'oxygène.

Quels polluants les microalgues éliminent-elles ? Principalement le dioxyde de carbone (CO₂), ainsi que les composés organiques volatils (COV) et les particules fines présents dans l'air intérieur.

Faut-il remplacer les microalgues comme un filtre ? Non. Contrairement à un filtre HEPA jetable, les microalgues sont une culture vivante qui se développe grâce à la lumière. L'entretien est réduit et il n'y a pas de filtre à racheter régulièrement.

Quelle différence avec un purificateur à filtre HEPA ? Un filtre HEPA piège mécaniquement les particules et doit être remplacé régulièrement, sans agir sur le CO₂. Notre purification par microalgues repose sur l'absorption biologique des polluants, sans filtre jetable ni déchet, et inclut le CO₂.

Sources

Organisation mondiale de la santé (OMS) .

ADEME

Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI)

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