Technologie · 9 mai 2025 · 5 min · Agathe Bouffart

Comment fonctionne un purificateur d'air ?

Purifier l'air intérieur ne se résume pas à filtrer des particules. Décryptage des technologies disponibles, de leurs forces et de leurs limites, et de ce que change l'approche biologique.

Comment fonctionne un purificateur d'air ?

Purifier l'air : de quoi parle-t-on ?

Purifier l'air intérieur consiste à éliminer les polluants qui s'y accumulent : particules fines (PM10, PM2.5), CO₂, composés organiques volatils (COV), allergènes et agents pathogènes. L'air intérieur peut être jusqu'à 5 fois plus pollué que l'air extérieur. Dans un open space de 50 personnes sans purification active, les polluants s'accumulent tout au long de la journée.

Les filtres HEPA : efficaces sur les particules, aveugles sur les gaz

Les filtres HEPA retiennent 99,97 % des particules supérieures à 0,3 µm. Ils sont efficaces contre les allergènes, les acariens et les particules fines, mais ils sont totalement inefficaces contre le CO₂ et les COV, qui sont des gaz et passent au travers sans être retenus. Ils génèrent également des déchets non biodégradables et nécessitent un remplacement régulier.

Le charbon actif : les odeurs et les gaz, mais pas les particules

Le charbon actif absorbe les odeurs et une partie des composés gazeux. Il ne retient pas les particules fines ni les agents pathogènes. Sa capacité d'absorption est limitée dans le temps : une fois saturé, il peut relibérer les polluants qu'il avait capturés.

La photocatalyse et l'ionisation : des technologies controversées

Ces approches utilisent des réactions chimiques pour décomposer les polluants. Elles sont parfois critiquées pour la production secondaire d'ozone ou de radicaux libres en quantités potentiellement problématiques. Leur efficacité réelle en conditions réelles (hors laboratoire) est débattue.

La purification biologique par microalgues : une approche différente

La technologie Bioteos repose sur la photosynthèse de la Chlorella. Les microalgues captent le CO₂ et le transforment en oxygène, absorbent les COV organiques par métabolisme, et produisent un biofilm qui piège les particules fines. Le filtre biologique est valorisable comme biostimulant pour les plantes, pas de déchet non recyclable.

Résultat : les particules sont piégées, le CO₂ est consommé, les COV sont métabolisés, et la biomasse récoltée semestriellement part en biostimulant agricole.

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