30 % des Français sont allergiques. La plupart passent 8 heures par jour dans un bureau. Et la plupart de leurs employeurs ne savent pas que cet air aggrave leurs symptômes quotidiennement.
En France, la prévalence des allergies respiratoires a doublé en 30 ans. 30 % de la population est concernée (Société Française d'Allergologie). Une progression liée en partie à la dégradation de la qualité de l'air, extérieur comme intérieur. Et les Français passent 85 % de leur temps en intérieur.
Dans un bureau standard, les allergènes sont partout et invisibles. Ils se déposent dans les moquettes, prolifèrent dans les systèmes de climatisation, s'infiltrent par les fenêtres, se multiplient dans les zones humides mal entretenues. Pour les collaborateurs sensibles, c'est une exposition quotidienne qui entretient ou aggrave rhinites, conjonctivites, asthme professionnel et dermatites, souvent attribués à autre chose.
Les sources d'allergènes dans les espaces de travail se répartissent en quatre catégories principales :
Les acariens de la poussière (Dermatophagoides pteronyssinus) prospèrent dans les textiles, moquettes, faux-plafonds et fauteuils de bureau. Invisibles à l'œil nu, leurs déjections constituent l'un des allergènes les plus répandus et les plus puissants. Un bureau non entretenu depuis quelques semaines concentre déjà des niveaux d'allergènes suffisants pour déclencher des épisodes chez les personnes sensibles.
Les moisissures (Cladosporium, Aspergillus, Penicillium) se développent dans les zones humides : tours de climatisation, conduits d'air, faux-plafonds infiltrés, plantes en pot mal drainées. Elles libèrent des spores en suspension dans l'air, inhalées en permanence par les occupants. L'exposition prolongée peut provoquer de l'asthme professionnel, des pneumopathies d'hypersensibilité et des infections fongiques chez les personnes immunodéprimées.
En période de pollinisation, les pollens s'infiltrent par les ouvertures et se retrouvent en concentration significative dans l'air intérieur, en particulier dans les bureaux situés en rez-de-chaussée ou à proximité d'espaces verts. Les systèmes de ventilation sans filtration adaptée peuvent concentrer les pollens plutôt que les éliminer.
Les systèmes de climatisation et de ventilation mal entretenus sont des vecteurs de Legionella, de bactéries et de champignons. Les imprimantes laser émettent des particules fines qui peuvent transporter des allergènes. Les plantes d'intérieur, si leur substrat est humide de manière chronique, libèrent des spores de moisissures.
Pour les collaborateurs allergiques, l'exposition quotidienne aux allergènes génère :
Plusieurs actions combinées permettent de réduire significativement la charge allergénique de l'air intérieur :
L'allergie professionnelle est une maladie professionnelle reconnue lorsqu'elle est causée par l'environnement de travail. Elle ouvre droit à une prise en charge spécifique et engage la responsabilité de l'employeur. Anticiper en agissant sur la qualité de l'air n'est pas seulement une question de confort : c'est une mesure de prévention des risques professionnels au sens du Code du travail.
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